Les médias préfèrent cracher sur Trump plutôt que faire de l’information

Je vous met cet article par sur dreuz.info , intéressant à plus d’un titre et qui remet les pendule à l’heure de la vérité sur ce que fait le président américain.

Les médias préfèrent cracher sur Trump plutôt que faire de l’information

PUBLIÉ PAR  MAGALI MARC LE 27 JANVIER 2017

J’ai traduit pour les lecteurs de Dreuz, ce petit texte de Michael Goodwin du New York Post qui décrit comment les médias persistent à s’acharner sur Trump plutôt que de couvrir normalement les nouvelles émanant de la Maison-Blanche.

Les médias sont plus intéressés à haïr Trump qu’à rapporter les nouvelles
Par Michael Goodwin

Quand il s’agit de recueillir et de rapporter l’information, il est difficile de faire mieux que le très original et légendaire journaliste Peter Kihss.

J’ai écrit il y a plusieurs mois comment, en tant que jeune journaliste, j’ai appris grâce à lui qu’il n’y a pas de questions stupides qu’on peut poser aux politiciens, mais seulement des réponses stupides.

Maintenant, un autre «proverbe» de Kihss s’applique, cette fois à la couverture médiatique du début de la présidence de Donald Trump.

Il y a plus de trente ans, Kihss et moi discutions dans l’ancienne salle de rédaction du New York Times. Après une journée frustrante qu’il avait passée à voir son reportage démoli par les éditeurs, il m’a regardé et m’a dit :

«Souviens-toi toujours que le travail de l’éditeur consiste à séparer le blé de la paille– et à publier la paille.»

J’ai ri. Lui non. Son avertissement m’apparaît prophétique alors que Trump vient de passer son premier lundi dans le Bureau ovale.

Le nouveau président a livré des tonnes de blé alors que la plupart des médias étaient obsédés par la paille.

L’axiome selon lequel les actions parlent plus fort que les mots est délibérément ignoré quand il s’agit de Trump. Armée de son deux poids/deux mesures, la foule des journaleux de la presse écrite et leurs collègues de la télé a préféré regarder ce qu’il disait au lieu de s’occuper de ce qu’il faisait.

Voici donc «le blé» :

Lundi, Trump a signé un ordre exécutif gelant la main-d’œuvre fédérale, et un autre retirant les États-Unis de l’impopulaire accord commercial avec l’Asie (le partenariat transpacifique [TPP].

Il a rencontré des cadres du secteur manufacturier afin de former un Comité consultatif sur la réduction des taxes et des réglementations qui nuisent à l’emploi, puis il a rencontré des dirigeants de grands syndicats, lesquels n’ont eu que des éloges concernant son approche des questions commerciales, son engagement à moderniser les infrastructures américaines, et certains ont déclaré avait espéré pendant 8 ans être reçu par Obama, ce qui n’est jamais arrivé.

Presque tous les dirigeants syndicaux présents, qui représentent les charpentiers, les ouvriers de la construction, les plombiers et les ouvriers de tôlerie, ont soutenu Hillary Clinton, mais ils ont déclaré que leur rencontre avec Trump a été «incroyable». Ils lui ont même réservé des applaudissements prolongés debout.

Richard Trumpka, chef de l’AFL-CIO [NDT, le plus important regroupement syndical aux États-Unis], a publié une déclaration saluant la décision, ainsi que le plan de Trump de rouvrir l’Accord de libre-échange nord-américain.

C’était une journée pour parler d’emploi de manière à laisser de côté les lignes partisanes et à prendre des mesures qui profiteront aux travailleurs américains. La journée a eu l’avantage supplémentaire de permettre à Trump de tenir ses promesses de campagne, ce qui n’est pas vraiment habituel à Washington.

Cela aurait dû être traité comme une nouvelle exceptionnelle. Ca a été totalement passé sous silence.

Pour couronner le tout, Trump a rencontré les dirigeants des deux partis au Congrès dans le but de bâtir le genre de relations bilatérales que le président Obama avait dédaignées.

Cela aussi aurait pu [dû ?] alimenter des reportages contrastant avec les manières d’agir des présidents Trump et Obama, mais en définitive, cette rencontre a servi à produire «la paille» dont les médias voulaient.

«Trump répète un mensonge électoral», a déclaré le New York Times, une accusation rageuse au sujet du fait que le président a remarqué devant les dirigeants du Congrès que c’était des électeurs illégaux qui avaient donné à Hillary Clinton sa victoire en nombre de voix.

En huit ans de dissimulation, les lèche-bottes du Times n’ont jamais traité Obama de malhonnête, encore moins de menteur. Au lieu de cela, ils s’émerveillaient devant les livres qu’il lisait, et le nombre d’amandes qu’il mangeait chaque soir.

Tous les républicains– et Trump en particulier– sont traités comme des malpropres dès le début de leur mandat, et ça promet de dégringoler encore.

Les autres médias se sont précipités pour reprendre l’accusation de «mensonge» du Times, et ont fait beaucoup de bruit concernant d’autres brins de paille, y compris les plaintes du porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer, au sujet de la couverture négative de la presse.

Spicer a été ridiculisé en tant que bébé lala pleurnichard et son «blé» a été ignoré.

Lors du briefing inaugural de la presse, il a mis de côté les règles du jeu coutumières qui régissent la manière dont les organes de presse posent leurs questions.

La première question est habituellement réservée à l’Associated Press [l’agence de presse AP], mais cette fois elle a été accordée au journaliste du New York Post, Daniel Halper.

La deuxième question a été accordée au Christian Broadcasting Network et la troisième à Univision. C’était plus que symbolique.

Tout comme Trump prenant des mesures pour l’emploi, il s’agissait pour Spicer de rendre la monnaie de leur pièce aux grandes organisations gauchistes, en démocratisant l’accès à la Maison-Blanche et en mettant fin à la pratique qui consiste à accorder des privilèges à certains médias.

C’est une affaire importante, quoique la plupart des Américains n’en ont probablement même pas entendu parler.

Par contre, ils ont sûrement entendu parler du «scandale» concernant le fait que le célèbre quart-arrière [quaterback] Tom Brady s’est dit l’ami de Donald Trump.

Bien que le quart-arrière des Patriots soit en train de mener son équipe de football américain au prestigieux Super Bowl, il a été brutalement pris à partie par les médias parce que, selon eux, aucun homme digne de ce nom n’a le droit d’être ami avec Trump.

Pour être franc, je pense que Trump devrait arrêter de parler de l’élection. C’est fini. Sa victoire est incontestable. Il a gagné et il est président.

S’il est inquiet au sujet de possibles fraudes électorales, il suffit qu’il appuie les lois des États exigeant l’identification des votants et qu’il s’assure que son ministère de la Justice prend la question au sérieux.

Mais la grande révélation de cette première journée, c’est que les médias ne donnent aucun signe de remiser leur détestation envers Trump.

Le choc devant sa victoire aurait dû leur enseigner que leur venin les avait aveuglés au point qu’ils ne comprenaient pas sa popularité. Ils prouvent au contraire qu’ils n’ont rien appris. Ils sont «durs de comprenure», comme on dit au Québec.

Ils refusent toujours de couvrir Trump d’une manière qui rappelle les normes traditionnelles d’équité journalistique.

Donc, une fois de plus, ils ratent les informations qui comptent vraiment pour les gens qui ne vivent pas dans leurs petites sphères de journalistes.

Les 63 millions de personnes qui ont voté pour Trump, ainsi que les Américains honnêtes et impartiaux, se soucient certainement plus de ses efforts pour créer des emplois que de leurs commentaires inutiles qui n’ont aucun impact sur leur quotidien.

Les journalistes doivent se concentrer sur ces questions s’ils souhaitent retrouver la confiance du public.

Au lieu de cela, il semble qu’ils cherchent des prétextes pour exprimer leur rage au risque de se rendre complètement inutiles.

Ils en oublient de produire des reportages concernant les grands problèmes qui affectent notre époque.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc [@magalimarc15] pour Dreuz.info.

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